Lire en terrasse…

Lire en terrasse…

Lire en terrasse…

Elle avait décidé de faire semblant d’être très absorbée dans son bouquin. C’est ennuyeux la timidité ! La vérité c’est qu’elle aurait adoré le regarder intensément, droit dans les yeux. Le regarder en laissant paraître son intérêt pour cette homme aux tempes grisonnantes et à l’allure intellectuelle. Au lieu de cela, elle s’absorbe dans son livre espérant ainsi attirer son attention. Quelle cruche ! Mais qui remarquerait une personne immobile, seule à une table, dans un bar plein où tout le monde s’agite ? Et puis qui lit encore des livres de nos jours ? On lit des articles sur son smartphone, des livres  numériques sur son appli préférée, mais des livres papiers, c’est dépassé, non ?

Peut-être… pourtant voilà le monsieur qui se lève, vient vers elle, jette un oeil au papier et dit : «j’ai beaucoup aimé ce livre, ça vous dirait d’en parler avec moi quand vous l’aurez terminé ?» Il lui laisse sa carte et s’en va. Elle, stupéfaite, reste là, bouche ouverte, muette, folle de rage contre elle-même de n’avoir rien pu dire et folle de joie qu’il l’ai remarquée. elle l’appellera dès qu’elle aura terminé sa lecture, c’est sûr !

Invitation à…

Invitation à…

Invitation à…

Invitation à la paresse douce comme une caresse.
Invitation à la lenteur riche de mille saveurs.
Invitation à l’erreur pour éviter la peur.
Invitation à danser pour ne pas trop se lamenter.
Invitation à écrire ça permet de dépasser le pire.
Invitation à rigoler pour affronter la morosité.
Invitation à chérir nos défauts et à en rire !
Rimes en ‘oi’

Rimes en ‘oi’

Rimes en ‘oi’

Sans Toit ni loi,
Sans bois ni croix,
Sans moi ni joie,
Sans choix ni doigt,
Sans soie ni hautbois.
Cent fois ou plus,
Avec un désarroi maladroit
Mais en restant courtois,
Je grimpais la paroi
Et laissais pantois
Tous les rabats-joie...
Avec L’autre

Avec L’autre

 

Avec L’autre

Avec l’autre j’exerce ma capacité de fraternité,
Avec l’autre, l’étrangère, je suis dans la complémentarité.
Avec l’autre je rencontre mon alter ego,
Avec l’autre nos vies se font écho.
Avec l’autre je constate les différences,
Avec l’autre j’expérimente la ressemblance.
Avec l’autre je découvre un même que moi,
Avec l’autre une personne me voit.
Avec l’autre j’entends une autre langue, une variante,
Avec l’autre je prends une forme différente.
Avec l’autre, la voisine, je me sociabilise,
Avec l’autre, avec les autres, je me mobilise.
Quelle richesse que notre diversité !
Quelle beauté dans cette mixité !
Lever l’ancre

Lever l’ancre

Lever l’ancre

Lever l’ancre et voguer au hasard des flots. Se laisser porter par les vents, naviguer à contre-courant. Voilà la vie du marin amateur. Celui sur qui le temps n’a pas de prise. Le temps des horloges, comme disait Bergson. Celui des saisons, il vit avec, il vit dedans. Il prend son temps. Il observe le temps. Contraint par les éléments mais jamais par sa montre. Esclave de son bateau mais jamais du bureau. Certains et certaines le voient chanceux, libre. Comment se voit-il lui? Réfléchit-il même à cela : comment il se perçoit ? Pas sûr : il est l’heure de lever l’ancre, cela, c’est concret, ça lui parle. Savoir comment il se voit, il n’y pense pas…